1er décembre 1789 : Présentation de la guillotine devant la Constituante.

Portrait de Joseph Guillotin par Jean-Michel Moreau (Musée Carnavalet, Paris).

Le médecin Joseph Guillotin, député issu du Tiers-État, suggère à la tribune de l’Assemblée constituante l’introduction de l’égalité des citoyens devant le juge. Il présente ainsi à ses collègues un premier rapport le 10 octobre 1789 sur la réforme de la peine des suppliciés, évoquant dans son discours un outil qu’il veut à la fois juste, égalitaire et humain. Il revient sur sa proposition le 1er décembre et précise dans le second point de son rapport : « Les délits du même genre seront punis par le même genre de peine, quels que soient le rang et l’état du coupable. Dans tous les cas où la loi prononcera la peine de mort contre un accusé, le supplice sera le même ; le coupable sera décapité ; il le sera par l’effet d’un simple mécanisme ».
Sa proposition débouchera sur une machine qui connaîtra très vite une immense notoriété et portera son nom : la guillotine. Elle sera entérinée par le nouveau code pénal adopté par les députés en octobre 1791.

Contrairement à une idée généralement véhiculée, il n’est pas le premier à mourir sous l’effet de son invention, puisqu’il s’éteindra le 26 mars 1814 à Paris. Le premier exécuté par décapitation est Nicolas Jacques Pelletier, le 25 avril 1792 en place de Grève. Le dernier condamné à mort dans le monde par guillotine sera le Tunisien Hamida Djandoubi, exécuté le 10 septembre 1977 dans la cour de la prison des Baumettes, à Marseille.

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