2 décembre 1355 : Ouverture des États généraux de la langue d’oïl par Jean II le Bon, à Paris.

En pleine guerre de Cent Ans et confronté à la menace anglaise, Jean II le Bon convoque les États généraux de la langue d’oïl à Paris, en la grand’chambre du Parlement où s’assemblent les prélats, les chapitres, les barons et les députés des villes du royaume de France parmi lesquels Etienne Marcel, prévôt des marchands de la ville de Paris.

Lucien-Etienne Melingue, Étienne Marcel, le prévôt des marchands et le Dauphin Charles (1358), détail, 1879.

Pierre de la Forest, archevêque de Rouen et chancelier de France, prend la parole au nom du Roi ; l’objectif est de lever une armée de 30’000 hommes par an que le souverain juge nécessaire. Les États acceptent la levée d’une taxe sur les transactions commerciales, à la condition de pouvoir en contrôler la mise en œuvre, l’utilisation et que soit émise une monnaie forte et durable. Une taxe sur le sel, la gabelle, est également votée par les États.

Le vote de la grande ordonnance a lieu le 28 décembre 1855 et a pour objectif de limiter véritablement les pouvoirs du roi de France dans la mesure où jusqu’alors, la faculté de fixer arbitrairement la valeur des monnaies était un attribut de la couronne.